• Aurore Barron

Faire la Vélodyssée en solo : comment bien se préparer ?

Mis à jour : juil. 5



Il y a quelques mois, j'ai candidaté au grand Challenge du réseau d'hébergement de La Voyageuse (#LaVoyageuseChallenge2021) soutenu par l'agence France Ecotours au hasard d'un post sur mon feed Instagram.


L'objectif était de partir en solo en France avec un moyen éco-responsable afin d'encourager les femmes à partir à l'aventure seule, et de promouvoir l'écotourisme. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai su que j'avais été sélectionnée ! J'allais donc participer, avec 50 autres femmes au Challenge, et j'avais jusqu'au 30 juin pour partir à l'aventure.


Il y a un an, pendant le confinement j'ai établi une petite liste des choses que j'aimerais réaliser dans ma vie et l'un des premiers projet était de faire la Vélodyssée, un itinéraire de pistes cyclables sur 1200km qui longent la côte Atlantique reliant Roscoff en Bretagne à Hendaye sur la Côte Basque, en passant par Nantes, La Rochelle, ou Arcachon.


C'était l'occasion parfaite pour réaliser ce projet tout en soutenant une cause qui me tient à coeur (le voyage au féminin) et qui est en totale adéquation avec mon blog : l'écotourisme. J'allais pouvoir allier le Challenge à mes rêves d'évasion... J'allais pouvoir suivre le flow en vélo !


J'ai donc décidé de partir 2 semaines du 5 au 20 juin 2021 en partant de Nantes jusqu'à Hendaye sur plus de 800km, soit une moyenne de 60 km par jour. Pendant cette aventure je prévois également d'aller à la rencontre des personnes que je croiserais : cyclistes sur la Vélodyssée, artisans, et les hébergeuses du réseau La Voyageuse qui m'accueilleront sur certaines étapes. Un grand programme qui demande un minimum d'organisation surtout que je souhaite réaliser un film-documentaire du voyage pour pouvoir partager ce que j'aurais vécu et motiver encore plus les femmes à réaliser leur rêve. J'ai donc monté un dossier de sponsoring afin de trouver des partenaires qui soutiennent mon projet et me permette d'acquérir le matériel que je n'avais pas. En échange, je leur crée du contenu digital et de la visibilité sur mes réseaux. C'est donnant-donnant !


Première étape : réfléchir à l'itinéraire


L'une des premières choses à faire si vous souhaiter faire la Vélodyssée c'est de réfléchir aux étapes pour avoir un nombre de kilomètres qui correspondent à vos capacités physiques. Vous pouvez faire tout ou partie de la Vélodyssée, c'est vous qui voyez ! Pour ma part, je savais que je ferais plus de kilomètres par jour au début car j'aurais plus de forme physique et que le Pays Basque à la fin il y a de sacrées montées, donc j'ai fait en sorte d'avoir des longues sorties au début 120km ,jusqu'à 20km dans la journée. Pour tracer l'itinéraire, je me suis aidée du site de la Vélodyssée (ultra bien fait et détaillé), et de Google map pour checker les distances que je remettais sur un tableau Excell pour avoir une vue globale.







Deuxième étape : s'équiper d'un bon vélo !


Etant donné que ça sera mon destrier tout du long, je me dois de prendre un vélo robuste, qui tienne la route. Pour ça j'ai fait confiance à l'agence Cap-vélo qui a soutenu mon projet et qui est spécialiste dans l'organisation des séjours en vélo comme la Vélodyssée et a un service de location de vélo Cyrpeo.


Mon compagnon de route sera un Scott Sub Sport 20, avec ses 3 plateaux et 27 vitesses, c'est une machine qui peut vous emmener très loin !

Il sera équipé de 2 sacoches à l'arrière de 25L et 1 sacoche sur le guidon, ainsi que d'un kit de réparation. Le principal étant d'avoir suffisamment de vitesses et plateaux pour pouvoir être à l'aise sur la route (quelques montées m'attendent du côté du pays basque !), une bonne selle pour éviter d'avoir mal aux fesses au bout de 3 jours et une taille adaptée.

N'oubliez pas le casque (marque Bell, choisi sur le site de Chullanka) et les gourdes !





Troisième étape : les hébergements

Je serais hébergée certaines nuits par les femmes certifiées du réseau La Voyageuse (un peu comme un couchsurfing 100% féminin) mais les autres nuits je ferais du camping voir du bivouac selon si j'arrive à trouver un camping ou pas. J'ai donc contacté des hébergeuses en leur demandant leur disponibilités directement via le réseau. J'ai eu des réponses positives très rapidement ce qui permet ensuite d'organiser la suite.


Pour camper, selon mes étapes, je favorisais en général les campings municipaux (moins cher) avec les services essentiels (électricité, douche). Et sur certaines étapes je me laisse le choix. Histoire de garder un peu de souplesse !





Pour le matériel de camping, j'ai eu la chance de pouvoir tester les produits de la marque Chullanka, une entreprise française spécialiste dans le matériel de sport outdoor. J'ai adoré leur service client, leur réactivité et leur disponibilité. Normal, quand on sait qu'à la base la société a été créée par une bande d'amis tous passionnés des sports outdoor !


Mon équipement fut donc constitué d' :

- une tente Chullanka Treka 2 ou 3 places

- un matelas gonflable Pump Mat Chullanka avec pompe intégrée de 9cm d'épaisseur

- un duvet Quechua qui va jusqu'à 10°C

- un oreiller gonflable de voyage (marque Chullanka)

- un réchaud MSR Pocket Rocket avec sa bonbonne de gaz

- la popote pour cuisiner (assiette, plat, couverts, tasses)






Quatrième étape : le matériel photo

Enfin pour pouvoir réaliser le film-documentaire, je serais accompagnée :

- d'un drone Mavic mini

- d'un Panasonic Lumix G90 et d'une optique 12-60

- d'un video Micro Rode

- d'une GoPro Hero 5

- d'un trépied léger

- d'une batterie solaire rechargeable 26800 mAh


Il faut penser aux carte SD, aux chargeurs, et si vous prenez votre ordi du disque dur externe. J'avais également pris une multi prise mais finalement elle ne m'a pas servi...


Cinquième étape : les vêtements

Pensez à partir le plus léger possible, ne vous encombrez pas de multiples vêtements, prenez le strict nécessaire. Je vous conseille de prendre des vêtements de vélo confortables avec du rembourrage pour les cuissards, qui sèchent vite et pratiques à enlever si besoin. J'avais aussi des gants (sans doigts) pour le vélo et j'avoue c'est utile car ça m'évitait d'avoir des ampoules aux mains.

Pensez aussi à prendre des produits d'hygiène qui prennent peu de place : déodorant, savon et dentifrice solide, de la crème solaire (!) et de la crème pour se masser si besoin le soir.


Une fois que vous avez tous ça, il ne manque plus qu'à prendre les billets de train pour aller à votre étape de départ puis de retour (attention : les TER acceptent les vélos non démontés mais pas tous les TGV Inoui, pensez à bien vérifier car sinon vous serez dans l'obligation de démonter sur place le vélo ou d'être refusé à bord... Je parle par expérience !).


Et maintenant plus qu'à attendre le départ et souvent c'est l'étape la plus longue !

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