• Aurore Barron

Le Slow movement... Stop! Prenez le temps de lire.

Parler du "slow movement" dans une société où nous sommes constamment hyperconnecter, à la quête de la réussite, et du profit immédiat, semble utopique. Pourtant réaliser que ce rythme effréné ne nous convient pas, et le premier pas pour ralentir et décider de mettre en place des petits changements au quotidien.

Dans une société où tout va de plus en plus vite, comment peut on encore parler de slow movement ?


Je vous parle dans mon blog de slow travel et de cet état d’esprit qui est de savoir profiter pleinement de chaque instant pour profiter du voyage. Mais dans mon quotidien, j’applique également la Slow attitude et j'ai envie de vous partager mes conseils de "Slowtitude" et je vous invite à prendre part au mouvement !



Le slow attitude : Qu’est ce que c’est ?

Le lâcher prise, c’est ce que préconise le « slow movement ». La Slow attitude ou Slowlitude, c’est finalement un art de vivre qui prône un rythme de vie plus lent, en adéquation avec notre rythme naturel. On prend le temps de faire les choses en pleine conscience et de vivre plus sereinement.


Pourquoi s’y mettre ?

Réduire sa consommation, reprendre possession de la gestion de son temps, se "déconnecter", cela nous permet d'acquérir une plus grande écoute de soi et des autres dans le but d’améliorer sa véritable « qualité de vie ».


Comment on l’applique ?

Il existe plusieurs grandes branches où le Slow movement s'applique comme le voyage, l'alimentation, la consommation... Mais on peut l'appliquer simplement au travers de petites actions tout au long de la journée.


Le matin, plutôt que de sauter dans ses vêtements et courir dans le métro, on prend le temps de s’étirer, boire un verre d’eau, et adopter une routine matinale qui nous corresponde (quitte à se lever un peu plus tôt si il le faut).

Pour moi, c’est un peu de yoga, 10 minutes de méditation, des fruits frais, un bon café, et si je peux, je lis, et j’écris. Ensuite je suis prête et mon esprit est opérationnel et je suis pleine d'entrain pour commencer le travail.


Au cours de la journée, c’est s’autoriser à sortir prendre l’air à la pause déjeuner, sentir le vent sur sa peau, la chaleur du soleil... On engloutit pas son repas en 2 minutes mais on apprécie ce que l’on mange. On discute, on échange avec ses collègues ou ses amis. Pratiquer l'écoute active, la discussion aura plus de valeur, et vous serez vraiment dans le partage.


Le slow movement passe aussi par une prise de conscience de ce que l'on mange. On apprécie donc cuisiner soi-même ses plats, on préfère une nourriture de meilleure qualité, en vérifiant d’où viennent les aliments et leurs conditions de production, on valorise en même temps la production locale…


Puis le soir, c’est s’autoriser à ne rien faire, ou faire des activités artistiques ou manuelles qui nous plaisent. Notre créativité a besoin d’être stimulée au quotidien pour se développer.


Et bien sur, le slow movement c'est voyager autrement ! L’idée est de se sortir du concept du "en voir plus en un minimum de temps" et se laisser aller à la découverte, notamment vis-à-vis des populations locales visitées. On essaye de minimiser notre impact sur l'environnement en favorisant les transports collectifs ou « zero pollution » comme le vélo, ou la marche par exemple. La curiosité et l’écoute sont les qualités essentielles pour pratiquer le slow travel. Nous sommes alors plus à même de re-découvrir la nature, la culture et la gastronomie d’une région ! Prendre le temps, c’est s’ouvrir à de nouvelles rencontres, trouver un équilibre et enfin, mieux s’imprégner des lieux où l’on se trouve.


Le Saviez-vous?


Il existe des "citta slow", autrement dit des "villes lentes" où les habitants sont invités à ralentir le rythme privilégiant la qualité de vie des citoyens et l'accueil des visiteurs.

Regroupées au sein d’un réseau international, ces villes de moins de 50 000 habitants ont signé une charte de 70 recommandations qui les obligent, par exemple, à multiplier les zones piétonnières, à favoriser le sens de l’hospitalité chez les commerçants, à développer la solidarité intergénérationnelle, à promouvoir les systèmes d’échange locaux.

En France, certaines communes telles que Segonzac (la première ville française cittaslow), Blanquefort, Mirande ou Grigny ont reçu leur label.

Il en existe dans plus de 25 pays du monde : une bonne idée d’escapade pour des vacances basées sous l’égide de la lenteur!




©SlowTravelBlog par Aurore Barron. TOUS DROITS RÉSERVÉS